Formateurs indépendants, pourquoi rejoindre une communauté professionnelle ?

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Je vois beaucoup de groupe se créer sur les réseaux sociaux pour fédérer des formateurs. Parfois, ces groupes ont une spécificité : « les formateurs de classe virtuelle » ; ou un objectif précis : « mise en relation formateurs et OF » ; ou juste vocation à réunir ceux qui partagent la même passion : « la page des formateurs » ou « le journal du formateur ».

De son côté, Shifumi est une communauté de passionnés de la formation digitale qui cherche à faire grandir le métier de formateur en ligne, et accompagner ceux qui sont perdus dans les méandres des nouvelles technologies du métier.

Il semblerait donc qu’il y ait un besoin réel chez les formateurs de rejoindre un groupe ou une communauté

Oui, mais comment la choisir ? Et quels sont les bienfaits personnels et/ou professionnels d’une telle appartenance ?

Dépassons notre simple instinct grégaire et tentons de faire le tri dans nos motivations.

La solitude du formateur.

Le métier de formateur peut paraitre un job très social. Nous rencontrons régulièrement des gens différents, d’horizons diverses, de secteurs variés, et d’origines disparates. C’est vrai que c’est un métier de contact dans lequel nous allons vers l’autre pour analyser ses besoins et l’aider à progresser sur un domaine. 

En réalité, les interactions sociales n’occupent pas l’essentiel du temps de travail du formateur. Au contraire.

Le formateur est un solitaire. Un producteur, de contenus et de scenarii de formation, isolé dans son cabinet de travail, cherchant, compilant, assemblant, déployant, créant. 

Un fois sa préparation terminée, il présente et transmet son travail.

Alors les échanges et les interactions se font sur le domaine d’expertise de la formation, mais pas sur le métier de formateur en lui-même.

Une communauté de formateurs permet de rompre cette solitude face au métier. Elle donne l’opportunité d’échanger avec ses pairs sur les difficultés, les obstacles, les joies et les pratiques du métier.

Le risque de la certitude.

La solitude est propice à la sagesse, tous les ermites vous le diront. La méditation solitaire donne le recul sur la vie quotidienne et ouvre les portes de la compréhension. Du point de vue philosophique, je m’accorde sans retenue à ce principe.

Mais professionnellement, attention à la solitude, elle favorise la certitude.

La certitude du formateur est ce moment où le professionnel de la transmission acquiert la confortable pensée qu’il maitrise son sujet, ses techniques et a atteint le point précis où tout lui semble sous contrôle.

Le paradoxe est que, si chacun d’entre nous aspire à ressentir cet équilibre tant recherché, il est aussi le point de départ de la rigidité et du déclin de la qualité. 

Notre métier est en mouvement perpétuel car il est en tous points connecté à la réalité sociale et professionnelle du monde. Il est donc par nature instable, fluctuant, en évolution. Et il mérite que nous nous remettions sans cesse en question, que nous installions le doute dans nos pratiques et dans nos recherches.

Je me souviens d’un formateur qui m’a dit un jour : « Je crois que ça y’est je suis un bon formateur ». J’ai entendu une petite voix dans ma tête qui disait : « Dommage, c’est à partir de maintenant que tu vas commencer à ne plus l’être ».

La communauté de formateurs nous remet en cause. Elle bouscule nos habitudes. Elle met parfois une claque à nos certitudes et c’est ce qui peut nous arriver de mieux.

Une fenêtre sur l’innovation.

Nous avons tous compris ces douze derniers mois, à la lumière de cette crise sanitaire, que notre métier est intrinsèquement lié à l’innovation technologique et numérique.

Le métier de formateur évolue et il est difficile de trouver seul le bon chemin à emprunter pour progresser et s’adapter. Bien sûr, chacun d’entre nous peut pratiquer une veille sur internet, mais beaucoup de formateurs se sentent noyés devant le flot d’informations et ne savent pas par quel bout prendre leur transition vers le métier de formateur de demain.

La communauté de formateurs permet de trier les informations et de recueillir les expériences des autres sur les outils ou les nouvelles méthodes. Une réunion ou un webinaire d’une heure sont souvent plus éclairants que des heures de recherche sur le web. Nous y trouvons des astuces et des pratiques adaptées à nos besoins.

Je me souviens de la bibliothèque de mon quartier quand j’étais enfant. Il y avait des milliers de livres extraordinaires, remplis de savoirs, riches d’une multiplicité de connaissances. Je pouvais avoir accès à tout. Mais comment choisir ce dont j’avais exactement besoin sans la guidance éclairée du ou de la bibliothécaire ?

La communauté, le groupe permettent d’être guidé dans les riches méandres de l’information digitales.

L’émulation, le secret du succès ?

La zone de confort est une expression que nous connaissons tous. Cet espace dans lequel nous nous sentons à l’aise pour travailler. On se dit bien, quelquefois, qu’il faudrait se challenger un peu, mais le quotidien, l’agenda, les tâches à accomplir mettent vite au loin cette envie.

La participation active à une communauté de professionnels oblige à tenter des choses nouvelles. Parfois, les autres vous poussent à vous engager vers de nouvelles pratiques, et de nouveaux domaines, parce qu’ils vous croient capables et légitimes. Ils vous offrent ainsi l’énergie qui vous manquent pour passer à l’action et relever un défi dont vous ne vous seriez pas cru capable. Porter par la motivation des autres, nous gravissons ainsi des montagnes qui nous semblaient infranchissables.

Vous connaissez l’adage : « Tout seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin. »

Comment choisir ?

A ce stade, il vous apparait sans doute qu’intégrer une communauté professionnelle de formateurs est indispensable à votre métier. Mais sur quels critères vous appuyer pour la ou les choisir ?

Dans mes choix, je retiens 3 critères :

  • Un groupe qui me permet de sortir de ma zone de confort, et si je suis un peu ignorante sur le sujet ciblé de la communauté que j’ai choisi, c’est encore mieux. C’est la garantie que je vais apprendre.
  • Un sujet qui correspond à mes besoins d’évolution. Dans mon plan d’évolution de mes compétences, la communauté doit être un acteur de soutien de ce développement.
  • Une communauté qui met en place des actions. Discuter c’est bien, agir c’est mieux. Je choisis un groupe qui va vers des actions positives plutôt que de tourner autour de discussions sur les contraintes.

Shifumi répond à ces 3 critères et offre aujourd’hui la possibilité aux formateurs pour adultes de naviguer dans le nouveau monde du digital learning sans risquer de faire naufrage.

Et vous, comment faites-vous pour choisir ? Quelle communauté allez-vous rejoindre ?

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